MOTORHEAD – Bad Magic

Posted on 10 septembre 2015

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(A lire avec l’accent et les lunettes noire de Philippe Manœuvre) Lemmy et son gang reviennent! MOTORHEAD débarquent donner le mètre-étalon du Rock qui tâche. Voix rocailleuse, batterie qui mitraille et riffs incisifs, toutes les troupes de ce grand général du Rock N’Roll répond présent pour monter au front 40 ans après les débuts « speedfreak » du groupe anglais, seul garant d’un esprit plus que jamais nécessaire!!!

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Voilà. Franchement je vous ai dit en surface tout ce qu’il y a à dire de ce Bad Magic. Comme d’hab’ depuis que le trio a Cameron Webb pour producteur, depuis 2004 et Inferno, la recette marche bien. Le son est puissant, les compos solides, malgré quelques baisses notamment sur The World is Yours en 2012, mais dans l’ensemble chipoter sur les livraisons de Lemmy, Campbell et Dee depuis les années 2000 est devenu aussi passionnant que de regarder un match de curling. Mais ce Bad Magic est pourtant diablement réjouissant. Alors que la santé de son chanteur n’inaugure, encore une fois, rien de bien bon pour les prochaines mois, le groupe sort toujours son album tous les deux ans et enchaine tournées et albums live. Pour sa dernière cuvée il enchaine des titres comme « Victory Or Die », « Thunder & Lightning »,  « When the sky comes looking for you »…  qui, avec la ballade « Till the end » et la reprise de qui-vous-savez « Sympathy for the Devil » font parfaitement le boulot. Lemmy ne changera plus après quatre décennies et qui en a envie de toute façon? Non, on achète un album de MOTORHEAD aujourd’hui parce que de tous les groupes « qui font toujours la même mais on s’en fout », c’est le seul qui n’ait jamais baissé les bras et bouffe du bitume à faire pâlir les petits jeunes. La voix de Lemmy, sur laquelle le poids des années se fait sentir et il ne s’en cache même pas sur disque, c’est seul d’un vieux pote. Con à dire? Malgré toute la vénération que ce survivant reçoit, ça reste un vieux garçon qu’on a toujours l’habitude de voir trainer, celui qui sait tout de la musique sans la ramener, vénère ses disques des BEATLES sans le hurler, et se contrefout de parader en uniforme allemand période « pas celle qu’il faut ». Et en bon gentleman du binaire, Lemmy n’est surtout jamais devenu « gênant », rien du vieux vétéran qui radote.

Alors, oui, comme d’autres qui ont acheté leurs places pour le concert en novembre, on a cette ombre qui nous fait dire que ça pourrait ne jamais avoir lieu. Ou être le dernier. Puis on lit que le dernier concert s’est finalement excellemment passé. Et qu’on ira tous bientôt brandir une bière en braillant comme des sales gosses pendant une heure et demie après avoir entendu « We are MOTORDHEAD!… AND WE PLAY ROCK N’ROLL!! ».

Merci mec.